Généralités de la langue khmère

L’alphasyllabaire khmer (អក្ខរក្រមខេមរភាសា; âkkhârâkrâm khémârâ phéasa, couramment aksar Khmer; អក្សរខ្មែរ) est un alphasyllabaire utilisé pour écrire le khmer, langue officielle du Cambodge. Comme la plupart des écritures du Sud-Est asiatique, il dérive du Vatteluttu, originaire du sud de l’Inde et apparu au début de notre ère.

Ce système d’écriture se situe à mi-chemin entre un alphabet et un syllabaire, il possède des consonnes et des voyelles avec une  particularité, les consonnes peuvent aussi être utilisé comme syllable. Une petite explication s’impose. Dans un système type alphabet, pour former une syllable nous avons besoin d’un consonne et une voyelle. Alors que dans un syllabaire, il n’y a pas de consonnes ni de voyelle mais que des syllabes.

En effet, il utilise des lettres (consonnes et voyelles) mais aussi la voyelle inhérente de chaque consonnes.  C’est une voyelle qui n’est pas écrite mais associée automatiquement dans la prononciation à la notation d’une consonne. Je m’expllique, en français, on réciterai l’alphabet comme suit:

aa bé cé dé … zèd

On prononce le « é » à la fin de chaque consonne alors que celle-ci n’est pas écrite, c’est ce que on appelle la voyelle inhérente. Cette dernière n’est pas utilisée en français sauf pour des abréviations tel que « CD » et se prononce /se.de/ l’abréviation du « compact disque ». Mais en France, on préfère utiliser l’orthographe « cédé », qui est la notation plus académique. Sinon cela signifierai le français est un alphasyllabaire, or ce qui n’est pas le cas.

En khmer, il existe deux voyelles inhérentes :

  • La première série dont la voyelle inhérente se termine par /ɑɑ/.
  • La deuxième série dont la voyelle inhérente se termine par /ɔɔ/.

La voyelle inhérente est importante car elle modifie la prononciation d’une voyelle indépendante selon si une consonne est la série  /ɑɑ/ ou de la série /ɔɔ/.

En khmer, la voyelle inhérente disparaît dans les cas suivant :

  • Sur la dernière consonne d’une syllabe. En français des fois on garde la voyelle inhérente et des fois non. Par exemple dans le mot « pat », on ne prononcera pas « paté » par contre dans l’acronyme « cd » on prononcera « cédé ». En khmer on proncera « céd » comme pour le cas « pat ». Par exemple dans le mot ចង [cɑɑŋ] « attacher », la voyelle inhérente de la dernière consonne n’est pas prononcé.
  • Lorsque la consonne est accompagnée d’une voyelle. Par exemple « b » + »a » donnera en français « ba » et non « béa ».
  • Lorsque la consonne est suivie d’un pied. Par exemple : « p » + « l » + »a » donnera « pla » en français et non « péléa ».

Ces règles sont assez simple car c’est les mêmes qu’en français donc pas de difficultés majeurs.
Comme vous pouvez le constater, les règles sont quasiment identiques qu’au français. Donc rien de difficille pour cette partie.

Les consonnes sont classifiées en deux catégories: les consonnes légères (dites aussi de la première série) et les consonnes lourdes (dites aussi de la deuxième série). Chaque catégorie possède sa propre voyelle inhérente.

La première série utilise la voyelle /ɑɑ/ et la deuxième série utilise la voyelle /ɔɔ/. Ces catégories permettent d’augmenter la panel phonétique du khmer, c’est qui fait ainsi son originalité. :-))

Vous trouverez plus de détail dans la rubrique : Syllabes et structures.

KH Pronomciation correcte Pronociation incorrecte Signification
ចាន/caan//caa.nɔɔ/« assiette »Comme en français, la voyelle inhérente en fin de syllabe ne se prononce pas.
តា/taa//tɑɑaa/« grand-père »Comme en français, la voyelle inhérente disparait quand il est suivi d’un voyelle. « t » + « a » = « ta ».
ស្រា/sraa//sɑɑ.raa/« alcool »Comme en français, la voyelle inhérente disparait quand on combine deux consonnes. « s » + « r » = « sr ».

Voilà, j’espère que vous avez tout compris. Si ce n’est pas le cas, n’hésiter pas à relire ce cours. En dernier lieu, vous pouvez toujours nous contacter.

 

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